CHALET DE MONTAGNE DE LUXE EN HAUTE SAVOIE

Dans ce même esprit, on trouve en France le Chalet des Roses à Vichy, ainsi que les « chalets de plage » dans le Pas-de-Calais, petites constructions légères, tout en bois et démontables. Elles offrent un abri aux plagistes contre le vent, et ont l’avantage de fixer le sable de ces plages qui subissent une érosion éolienne importante. Présents depuis le début du xxe siècle, ils sont maintenant controversés par la nouvelle loi Littorale qui entraînerait leur disparition24.

Le chalet, sous forme de maquettes, est aussi destiné au commerce de souvenirs, pour des touristes en quête d’objets pittoresques25.Le chalet s’installe en ville et pousse la ville à la montagne.

Au xxe siècle, « aller au chalet » prend un nouveau sens : pour les citadins, cela veut dire monter à sa résidence secondaire dans les Préalpes. Il s’agit d’un bâtiment ayant perdu sa fonction paysanne, transformé avec plus ou moins de respect. Dès 1960, avec la démocratisation de la voiture privée et la vogue du ski, la construction de chalets de week-end explose dans les communes des Préalpes. Pour conserver l’image traditionnelle, les règlements de construction imposent des toits à deux pans et des façades partiellement en bois. De plus en plus, ce n’est qu’un placage de planches sur les murs en béton d’un immeuble abritant de nombreux appartements de vacances, assez semblables aux logements urbains que l’on prétend

LA LOI MONTAGNE

Dans le but de préserver les terres naturelles en zone de montagne, la loi du 9 janvier 1985 relative au développement et à la protection de la montagne, dite loi montagne, n’autorisait que les constructions nécessaires aux activités agricoles, pastorales et forestières. Les travaux de construction ou de rénovation n’étaient limités qu’aux chalets d’alpage où s’exerçaient ces activités productives.

Pour éviter la dégradation des anciens chalets d’alpage, voire leur disparition du fait de la désaffectation des activités agricoles, la loi du 9 février 1994 permet la restauration ou la reconstruction de chalets d’alpage, à titre dérogatoire, sous certaines conditions.https://www.chaletsmossaz.com/fr/

« Peuvent être également autorisées, par arrêté préfectoral, après avis de la commission départementale compétente en matière de nature, de paysages et des sites, dans un objectif de protection et de mise en valeur du patrimoine montagnard, la restauration ou la reconstruction d’anciens chalets d’alpage ou de bâtiments d’estive, ainsi que les extensions limitées de chalets d’alpage ou de bâtiments d’estive existants lorsque la destination est liée à une activité professionnelle saisonnière… »

Article L. 145-3 du code de l’urbanisme

L’objectif poursuivi est de préserver les anciens chalets d’alpage, témoins architecturaux d’une civilisation agro-pastorale.

Il est nécessaire d’obtenir une autorisation préfectorale, prise après avis la commission départementale de la nature, des paysages et des sites.

L’autorisation préfectorale est indépendante des autorisations d’occuper le sol (permis de construire ou déclaration préalable) et des autres autorisations applicables comme les travaux en réserve naturelle,…

En tout état de cause, toutes les autorisations sont nécessaires avant de commencer les travaux. Aussi, il est recommandé d’obtenir l’autorisation préfectorale préalablement au dépôt de la demande d’autorisation d’urbanisme.